Lundi 4 février 2008 1 04 /02 /Fév /2008 12:41
Cela fait des semaines et des semaines que ma boîte mail est continuellement spammée avec des pubs relatives à la Saint Valentin qui approche.
Que toutes les émissions télé ne parlent que de ça, que les différents lots mis en jeux sont des séjours, des cadeaux coquins etc...

Tant et si bien que j'en suis arrivée à me dire : "Vivement qu'elle soit passée, qu'on ait enfin la paix !"

J'en arrive à avoir une aversion profonde pour la Saint Valentin. Moi qui suis quand même plutôt pondérée d'ordinaire. Et j'en arrive à me demander, why is that so ?

Moi qui écrivais, il n'y a pas si longtemps encore, en parlant d'anniversaire :

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C'est un peu la journée qui sert de prétexte aux gens qui vous apprécient pour vous le rappeler.
Prétexte n'est pas à prendre ici au sens négatif du terme, bien sûr.
Je veux dire, moi-même je n'envoie pas tous les jours des messages aux gens que j'aime pour leur dire que je les aime, justement. Même si je pense (et j'espère surtout) qu'ils le savent.
Ca m'arrive parfois d'envoyer un message, d'écrire une lettre ou de téléphoner comme ça, out of the blue. Mais ça reste quand même quelque chose d'assez rare.
Alors c'est sympa comme ça d'avoir un jour dans l'année dont on peut profiter pour dire aux gens qu'on pense quand même à eux de temps à autres ^^ Et si ce jour, c'est l'anniversaire, pourquoi pas ?

C'est un peu le même principe que la Saint Valentin. Les amoureux n'ont pas besoin d'un jour pour savoir qu'ils s'aiment, mais si ce jour est l'occasion de faire une petite sortie sympa ou n'importe quoi d'autre, pourquoi pas, ça fait toujours plaisir ^^


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Après, je ne pense pas être foncièrement anti Saint Valentin. J'en ai peut-être tout juste un peu marre de ce matraquage continuel. Mais c'est vrai, après tout, qu'y a-t-il de mal à avoir une journée, dans l'année, pour se rappeler qu'on s'aime (au cas où on l'ait oublié) ?
Pourtant quelque chose me titille.
Je trouve tellement ridicule -et j'ai beau chercher, je ne trouve pas d'autre mot- le fait qu'on puisse se retrouver en panique, parce que mes dieux, la Saint Valentin approche, je n'ai pas de cadeau pour lui/elle, qu'est-ce qu'on va devenir ?

Une vieille aigrie endurcie par des années de solitude ? Moi ?
Peut-être.
Mais sans doute pas seulement.

Ceci dit effectivement, quand on est célibataire, c'est parfois difficile de voir que le monde autour de vous se teinte de rose, de remarquer peut-être plus que d'habitude ces bisous et ces câlins auxquels les autres ont droit.

Et c'est là qu'en fait, j'ai mis le doigt dessus.

Parce qu'après tout, je suis toujours cette fille aux symboles.
Et que la Saint Valentin, qu'est-ce que c'est, après tout, sinon une convention sociale ?
Un jour où on affiche le fait d'être en couple, plutôt que celui d'être amoureux.
Un jour où se dessine clairement une limite entre ceux qui vont dans la rue deux par deux, et ceux qui vont seuls ?
En fait, peut-être que ce qui me gène, une fois de plus, c'est le vide qui caractérise cette date.

Parce que, quitte à choisir un jour, autant qu'il veuille dire quelque chose.
La première rencontre. Le premier baiser. Les deux, pourquoi pas, qui a dit qu'on n'avait droit qu'à une date dans l'année ?
Parce que, l'idéal de montrer tous les jours aux gens qu'on aime, qu'on les aime, ça reste un idéal. Il y a toujours des périodes avec, et des périodes sans.
Mais en fait, je crois juste bien aimer être à part. A part de ce moule social auquel je n'ai jamais vraiment pu m'intégrer, peut-être.

Parce que je préfère un jour qui signifie quelque chose de spécial, pour nous deux, à un jour où on sera deux -ou seul- dans la masse.
Peut-être parce que j'y accorde trop d'importance pour permettre à une telle chose d'être galvaudée par la masse populaire.

Et aussi sans doute parce que les media et le commerce se sont trop emparés de la chose.
"Et toi, il t'a offert quoi pour la Saint Valentin ?"
...
"Ah, ben moi j'ai eu ça, et ça, et ça, il est vraiment trop génial !"
Ah...


Parce que moi, en matière de cadeaux, je suis plutôt branchée Zazie.

J'en vois des qui s'donnent, donnent des bijoux
dans le cou
c'est beau mais quand même
ce ne sont que des cailloux

des pierres qui vous roulent, roulent
et qui vous coulent
sur les joues
j'aime mieux que tu m'aimes
sans dépenser des sous

moi je m'en moque
j'envoie valser
les truc en toc
les cages dorées
toi quand tu m'serres très fort
c'est comme un trésor
et ça
et ça vaut de l'or

j'en vois des qui s'lancent des regards
et des fleurs
puis qui s'laissent quelque part
ou ailleurs
entre les roses et les choux
j'en connais des tas qui feraient mieux de s'aimer un peu
un peu comme nous
qui nous aimons beaucoup

et d'envoyer
ailleurs
valser
les bagues et les
cœurs
en collier
car quand on s'aime très fort
c'est comme un trésor
et ça
et ça vaut de l'or

moi pour toujours
j'envoie valser
les preuves d'amour
en or plaqué
puisque tu m'serres très fort
c'est là mon trésor
c'est toi
toi qui vaut de l'or

J'envoie Valser
J'ai peut-être simplement l'esprit de contradiction :o)
Dans tous les cas, vivement le 15 février ^^

Par Nouillette - Publié dans : Bulles
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Dimanche 3 février 2008 7 03 /02 /Fév /2008 11:25
"Ain't you feeling good?" I asked, when we reached the bottom of the stairs.
[...]
"It was just him I couldn't stand," Dill said.
"Who, Tom?"
"That old Mr. Gilmer doin' him thataway, talking so hateful to him--"
"Dill, that's his job. Why, if we didn't have prosecutors--well, we couldn't have defense attorneys, I reckon."
Dill exhaled patiently. "I know all that, Scout. It was the way he said it made me sick, plain sick."
"He's supposed to act that way, Dill, he was cross--"
"He didn't act that way when--"
"Dill, those were his own witnesses."
"Well, Mr. Finch didn't act that way to Mayella and old man Ewell when he cross-examined them. The way that man called him 'boy' all the time an' sneered at him, an' looked around at the jury everytime he answered--"
"Well, Dill, after all he's just a Negro."
Harper Lee, To kill a Mockingbird.

*

"If you want to know what a man's like, take a good look at how he treats his inferiors, not his equals."
J. K. Rowling, Harry Potter and the Goblet of Fire.
*

Something felt in the blood, and felt along the heart.

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Retour de flamme.
Par Nouillette - Publié dans : Arts libéraux et mécaniques
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Samedi 2 février 2008 6 02 /02 /Fév /2008 20:14
ONDINE : Moi, on m'appelle Ondine.
LE CHEVALIER : C'est un joli nom.
ONDINE : Hans et Ondine... C'est ce qu'il y a de plus joli comme noms au monde, n'est-ce pas ?
LE CHEVALIER : Ou Ondine et Hans.
ONDINE :  Oh non ! Hans d'abord. C'est le garçon. Il passe le premier. Il commande... Ondine est la fille... Elle est un pas en arrière... Elle se tait.
J. Giraudoux, Ondine, I ; 5.

HANS : Moi, on m'appelle Hans !
ONDINE : C'est un joli nom.
HANS : Ondine et Hans, c'est ce qui se fait de mieux comme noms au monde, n'est-ce pas ?
ONDINE : Ou Hans et Ondine.
HANS : Oh non ! Ondine d'abord ! [...]
J. Giraudoux, Ondine, III ; 6.
Par Nouillette - Publié dans : Arts libéraux et mécaniques
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Samedi 2 février 2008 6 02 /02 /Fév /2008 13:20
Après la période d'exams et de sebification intensive, voilà que le second semestre commence, et j'en suis à mon premier week end. Week end qui s'annonce studieux, et ma raison me dit que ce n'est pas plus mal.

Mais quand même.

Je me suis dit que j'allais en profiter pour aussi m'occuper davantage de mon petit Skouik, que je vois de moins en moins à cause de mon nouvel emploi du temps. Seulement, ça paraît compromis.

Depuis hier, il est extrêmement agressif. Cela fait plus de trois mois que je l'ai maintenant, et c'est la première fois qu'il me mord.
Et il est comme sa mère le petiot. Il ne fait pas les choses à moitié. J'ai des plaies ouvertes et profondes tout le tour de mon index gauche.
Il m'a mordue parce que je le sortais du placard de ma chambre. Ce n'est pas la première fois que je le sors d'un endroit où il n'a rien à faire, et il n'a jamais eu ce genre de réactions.

Ce matin, rebelote. Je vais le chercher dans l'escalier, mais ce coup-ci, méfiante de ma mésaventure d'hier, je descends ma manche pour couvrir ma main. Il l'a mordue tellement fort qu'il y est resté suspendu.
Dans ces cas-là, pas vraiment le choix. Je le choppe, je le balance dans sa cage, et je ferme.
Il a à boire, il a à manger. Mais il n'a plus sa liberté.

Au fil de mes recherches sur le net, il apparaîtrait que ce comportement semble plutôt classique pour ces animaux. L'hiver est synonyme de famine chez eux, et tout autre animal est perçu comme un prédateur potentiel, un pilleur de garde-manger. Et effectivement, la bestiole nous a fait des réserves un peu partout, donc si j'essaye de l'entraver dans son entreprise pour aller récupérer son butin... ça fait mal.
C'est donc apparemment classique, et ça se dissipe avec l'hiver. J'espère bien, parce que je n'ai pas envie de devoir le garder en cage toute sa vie. Pauvre animal.
Seulement là, s'il devient agressif, pas le choix. Qu'il me morde moi, c'est une chose, mais je ne peux pas le laisser aller mordre ma mère ou ma soeur. Il faut qu'il comprenne qui est le mâle dominant ici.

J'imagine que ça lui passera. Certains écureuils sont très agressifs, depuis petits. Mais celui-là, je l'ai depuis bébé, et alors qu'il aurait été en droit de mourir de trouille et de mordre à tout va, il venait se réfugier dans mon giron pour dormir au chaud. Et puis là, le changement s'est fait du jour au lendemain. C'est peut-être simplement une mauvaise passe.

En attendant, je me retrouve là, sans chaleur humaine ou animale. J'y suis habituée, ceci dit. Mais ça fait tout bizarre. Du coup, beeeen, rien de mieux à faire que travailler xD

Malheur est bon à quelque chose.

Enfin, c'est peut-être un peu fort, malheur. Parce que foncièrement, tout va bien.

Là, un "mais" se fait énormément sentir... mais non, ça va bien, alors pourquoi chercher ^^
Par Nouillette - Publié dans : What is a Youth ?
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Jeudi 24 janvier 2008 4 24 /01 /Jan /2008 12:46
La noirceur porte bien des masques. Mais aucun n'est plus dangereux que celui de la vertu.
Ichabod Crane (Johnny Depp), Sleepy Hollow.
Par Nouillette - Publié dans : Arts libéraux et mécaniques
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