Dimanche 11 novembre 2007

Depuis quelques semaines, je passe mon temps à bassiner tout le monde avec mes histoires de Skouik. Mais finalement, je n’en ai pas encore autant parlé que ça ici ^^

Qu’on se rassure, je ne vais pas non plus me lancer dans des rapports quotidiens sur le thème de « Qu’a fait Skouik aujourd’hui ? »

Mais là, j’avais envie de mettre sur papier une petite chose.

Le week end, c’est le moment de la semaine où je suis la plus présente à la maison (normal). Ceci dit, c’est aussi le moment de la semaine où je suis le moins dispo (normal aussi, puisqu’en fait si je ne suis pas là en semaine, c’est parce que je suis à la fac, et si je suis là le week end, je dois travailler pour la fac).

Du coup, mon pauvre petit Skouik est un peu laissé aux bons soins de ma maman et de ma petite sœur, qui se l’accapare carrément.

Alors j’essaye de faire en sorte d’aller le voir dès que j’ai cinq minutes. Entre deux traductions ou deux chapitres de civi bien pénibles. Et je me débrouille pour me libérer un créneau d’une heure ou deux pour le lâcher complètement dans ma chambre. Parce que vivre dans une toute petite cage, c’est pas cool pour un écureuil :(

Et donc là, depuis ce matin, je bûchais ma civi. J’en suis arrivée à la fin du chapitre, et j’en ai profité pour aller chercher ma bestiole, pour le sortir de sa cage au moins un petit quart d’heure, sous surveillance.

Alors comme d’habitude, j’avais à peine ouvert sa cage qu’il me sautait dans la main. Je vais me poser sur un fauteuil qu’il aime bien escalader et désescalader dans tous les sens. Ca lui fera un peu d’exercice.

Mais en fait, aujourd’hui, il n’avait pas spécialement envie de jouer a priori.

Du coup, il est venu se caler au niveau de mon bas ventre, pour s’y lover paresseusement. J’ai placé mes mains autour de la petite boule de poil ainsi formée, en protection. Il les a léchouillées de longues minutes, puis s’est replié en boule. Et il a fini par s’endormir. Du coup, ma pause a duré un peu plus d’un quart d’heure, parce que je n’allais quand même pas le réveiller ^^

Il est resté là, à dormir. Alors que s’il était fatigué, il aurait aussi bien pu rester dans sa cage. C’est lui qui me saute dans les mains après tout, je ne le prends jamais de force.

Peut-être qu’en fait, mes mouvements respiratoires lui rappelaient de lointains souvenirs de sa maman. C’est un bébé après tout, il n’a pas encore deux mois et demis. Et les petits mammifères dorment souvent contre leur maman.

Ce n’est pas la première fois qu’il se love dans ma robe de chambre. Par contre je crois que c’est la première fois qu’il s’y endort réellement, qu’il ne fait pas que somnoler.

J’avais déjà eu l’occasion d’en parler avec Seb il y a quelques temps, mais je pense que c’est un thème assez récurent chez moi : je crois que j’adore tout simplement ça. Endormir.

Enfin bon, qu’on soit bien d’accord. Endormir, et pas ennuyer à mourir xD (car, comme chacun le sait, le sommeil est le frère de la mort).

Parce qu’en fait, quand on s’endort, c’est au fond parce qu’on se sent suffisamment en sécurité pour baisser la garde. Bien sûr, on peut aussi s’endormir d’épuisement physique, mais là, ça n’est pas à mettre sur le même plan, selon moi.

Et du coup, j’avoue aimer provoquer cet effet, chez le plus petit des écureuils comme chez le plus grands des êtres de ma propre espèce :°)

C’est aussi pour ça que j’aime bien faire des massages, ou passer ma main dans les cheveux des gens. J’ai une sorte d’instinct bizarre de protection du sommeil. Je me souviens d’un moment où, cet été, après une nuit blanche assez éprouvante à Paris (on ne se demande pas du tout pourquoi :siffle :), on a fini par se caler sur une pelouse, au soleil, histoire de se reposer un peu, avec NL, Seb, Marie, Hélène, Elodie et Elna. Les premiers se sont d’ailleurs rapidement endormis. Mais ce dont je me souviens surtout, c’est que fatiguée comme j’étais, je n’aurais sans doute jamais fermé l’œil. D’une part parce que j’étais en train de progresser dans ma lecture de Harry Potter (^^), mais d’autre part, et surtout, parce que je n’aurais jamais pu m’endormir là, et les laisser sans protection. Protection de quoi ? On se le demande. Ce n’est pas avec mes petits bras musclés que je vais défendre grand monde, et puis en plus on était dans un lieu public, à des heures assez fréquentées, du coup on ne craignait pas grand-chose. Ceci dit, c’est peut-être ça quand même : lieu publique ou non, à l’heure actuelle il peut vous arriver des bricoles n’importe où, et n’importe quand.

En fait, on ne peut pas forcément rationaliser ça. Je le ressens comme une sorte d’instinct. Je pense que je ne me serais jamais endormie comme ça, dans un environnement non protégé, surtout pas en étant avec d’autres.

Je pense surtout que je ferais la fortune d’un psy avec toutes mes réflexions qui, finalement, ne mènent pas à grand-chose ^^

Tout ça pour dire que j’adore ma petite bestiole et qu’elle, et bien elle semble s’être assez bien accommodée à ma présence :)

Par Nouillette - Publié dans : What is a Youth ?
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Dimanche 4 novembre 2007
Ceci sent le vrai bon post pourri.

Et c'est le cas ^^

Mais ça m'évitera de radoter, de souler tout le monde avec mon "Tu connais Bryan Le Caaaap ?". De le dire cinquante fois aux mêmes, et pas du tout aux autres.

Une fois n'est pas coutume, c'est ma soeur aînée qui m'a fait découvrir le jeune Bryan.

Pour toi, public de mon blog, quelques minutes de bonheur :D

(c'est méchant, mais qu'est-ce que c'est bon :op)

Et en bonus track pour ceux qui ne connaîtraient pas (si ça existe encore), Clément le no life ^^

Enjoy  xD

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Petit édit, pour faire plaisir à Anna : Leave Britney Alone ! (ça doit être la solidarité des blondes à forte poitrine ^^)
Par Nouillette - Publié dans : Arts libéraux et mécaniques
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Samedi 3 novembre 2007

Après une froide semaine toute en éternuements et en mouchoirs qui traînent, le week end montre enfin le bout de son nez.

Alalala ces étudiants, ils bossent cinq jours et ils sont déjà fatigués.

Oui… mais non.

C’est juste qu’il y avait un certain nombre de choses que j’avais envie de faire, et que je ne pouvais pas faire en semaine, car après les deux derniers week end qui viennent de passer (les derniers qui viennent de passer… jusque là rien d’anormal ^^) et bien j’avais accumulé un certain retard au niveau de mon travail universitaire qu’il fallait bien combler.

Hier, j’avais prévu de voir mon Moi ES qui m’a finalement décommandée pour cause de concours, cela m’a donc laissé un peu de temps libre.

J’en ai donc profité pour continuer le dressage de ma petite bestiole, mon petit Skouik. Et les débuts sont plutôt encourageants ^^

Alors ça fait impressionnant, tout de suite, de parler de « dressage ». Il ne s’agit pas, comme auraient pu le penser certaines (^^) de lui faire traverser des anneaux de feu, non, non ,non ^^ Mais simplement de le laisser progressivement libre dans ma chambre, tout en faisant en sorte qu’il n’aille pas ronger les fils, qu’ils ne me laisse pas des petits souvenirs partout, et qu’enfin il finisse par rentrer tout seul dans sa cage. Et pour l’instant, ça ne marche pas trop mal ^^

Pendant la première étape, je gardais les yeux rivés sur lui, histoire de voir comment réagit le bestiau. Et hier, pour la seconde étape, j’étais plus sereine, j’en ai donc profité pour me passer un DVD.

Ca tombe bien, parce que j’en ai reçu deux pour mon anniversaire, justement ^^

Alors j’ai pris le moins long des deux, parce qu’il ne fallait pas non plus risquer d’oublier qu’un petit animal était lâché dans ma chambre. Il s’agit donc de La Petite Sirène de Walt Disney.

J’ai déjà eu l’occasion d’évoquer rapidement mon amour pour ce dessin animé par ici, j’ai certainement évoqué ma passion pour l’Ondine, de Giraudoux, qui reprend le même mythe par-là.

Je pense que c’est le film que j’ai vu le plus grand nombre de fois (sept à huit fois par jour pendant des semaines quand j’ai eu la VHS). Et pourtant, je ne l’avais pas revu depuis une dizaine d’années. Le nombre d’années nécessaire, sans doute, pour adopter un certain recul, porter un regard différent sur cette histoire.

Une chose toute simple, c’est que je me rends compte (et ceci est vrai pour quasiment tous les Walt Disney) que la plupart des paroles des chansons m’échappaient (et j’ai toujours un peu de mal parfois). Une histoire de voix, de bruit sans doute. Bref, j’ai donc une compréhension plus grande de ce côté-là.

Et puis, des années d’études littéraires, de vie peut-être tout simplement, m’ont dotée d’une vision symbolique que je n’avais pas en étant petite. Du moins, pas consciemment. Et c’est hier, en regardant à nouveau ce film, que j’ai réalisé à quel point il était naturel qu’il ait produit sur moi un tel effet étant enfant.

Depuis petite (était-ce avant, après avoir connu ce film ?), j’ai toujours eu une prédisposition particulière pour l’élément aquatique. Certains préfèrent sentir la force du vent sur leur visage, moi, j’ai toujours eu ce besoin d’être immergée (ce qui paraîtra sans doute étrange à certains, quand on voit comme je peux me défendre quand on essaye de me mettre à l’eau ^^).

L’histoire de la petite sirène, celle d’Ondine, au final, qu’est-ce que c’est ?

C’est l’histoire de filles qui aspirent à autre chose que la vie qui leur est destinée. Le roseau est toujours plus vert dans le marais d’à côté. Des filles qui ne se sentent pas totalement à leur place dans leur monde, et qui sont fascinées par un autre. Qui feraient tout pour quitter leur enveloppe, se recouvrir d’une autre. Des idéalistes en fait. Des amoureuses surtout.

Alors bien sûr, les interprétations de Disney et de Giraudoux (comme celles d’Andersen) sont légèrement différentes. Dans un cas tout est beau, tout finit bien. Dans l’autre, tout ne tend qu’à prouver qu’on ne peut pas aller contre sa nature.

Aujourd’hui ces deux interprétations se livrent bataille en moi. Car s'il est vrai que j’aimerais croire en la première, la seconde a déjà fait plus de chemin dans ma vie. Pourtant, je fais partie de ces enfants qu’on qualifie de « génération Walt Disney » et qui ne se débarrasseront sans doute jamais de cette dose de rêve qu’on leur a fait prendre depuis la naissance, ou presque.

Mais que serait la petite sirène sans sa voix ?

No wonder I’ve always fancied voices.

Je me souviens, quand j’étais petite, avoir passé des heures entières à chanter les chansons de ce dessin animé (du moins, ce que j’en comprenais ^^), martyrisant ainsi les pauvres tympans des membres de ma famille.

J’ai d’ailleurs évoqué dernièrement cet attachement que j’ai pour les voix dans ma vie de tous les jours. Certains préfèrent les cheveux ou les fesses, pour moi, ce sont les yeux et les voix. Parce que ce sont peut-être deux des éléments d’un être qui expriment le plus de choses.

C’est marrant, parce que ce post commence déjà à ne ressembler à rien, alors que j’avais tellement de choses à dire, hier, en regardant le film. On devrait définitivement inventer ces appareils qu’on ne voit que dans les films de SF, qui traduisent immédiatement nos pensées en paroles. Ca me permettrait de garder un minimum de fil conducteur à ce que je dis ^^

Je pense que simplement, tout me touche dans ce film. Tout me colle  à la peau, tout simplement. Même les côtés les plus nunuches. Parce que finalement, de ce côté-là j’en tiens une couche aussi ^^

Peut-être que parfois, on peut se passer de discours, et seulement écouter… La chanson emblématique du film (et la fin, quelques scènes plus loin).

C’est marrant, parce que ce film est sans doute celui qui a le plus de moi en lui, mais bizarrement, ce n’est pas celui que je citerai spontanément si on me demandait lequel était mon préféré. Ceci dit, ça n’a pas grand-chose de bizarre. Qui choisirait ce qui lui ressemble le plus comme objet préféré ? ^^

Donc voilà, encore un post qui se termine en queue de poisson (c’est le cas de le dire). On va dire que c’est l’émotion ^^

(elle a bon dos l’émotion, quand même ^^)

Par Nouillette - Publié dans : Arts libéraux et mécaniques
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Lundi 29 octobre 2007

Me revoilà, après dix jours d’absence du blog.

Je devrais être en train de travailler, parce qu’on ne peut pas dire que je sois en avance sur mon planning…

Et pourtant, j’ai cette irrépressible envie de passer par ici. Quitte à aller vite, à en oublier la moitié, et finalement à faire quelque chose qui ne ressemble à rien. Parce qu’après, ça n’aura plus de sens.

Comme vous le savez peut-être (ou pas), c’était mon anniversaire il y a un peu plus d’une semaine, le 20 octobre.

Et oui, pour une fois, annonce directe, au diable la subtilité ^^

J’ai donc eu 20 ans. Et vu comme ça a commencé, j’ai envie de dire « Sweet Twenties » ^^

En fait, depuis le 10, date à laquelle j’ai eu mon permis, tout un tas de choses chouettes, voire très chouettes, m’arrivent. Et pour le coup, je pense ne pas oublier de sitôt ce mois d’octobre 2007 :°)

Ceci sent donc le post *mode étalage de bonheur on*, avec quelques réserves ceci dit (ben oui, j’ai quand même mon côté un peu mystérieux quoi ^^).

Il y a quelques jours de cela, on m’a fait remarquer que j’avais l’air d’être constamment en dépression, et que ça avait seulement commencé à s’améliorer depuis que j’avais eu le fameux permis. Cette remarque a beau avoir ce qu’il faut de déstabilisant, elle n’en demeure pas moins partiellement vraie. Depuis le 10, je vais plutôt bien que mal.

Déjà parce qu’avoir ce permis, c’est une délivrance. Après des mois de stress, de boule au ventre au moment d’aller à l’auto-école, de sentiment d’échec constant et irrémédiable, c’est fait. Et puis parce que c’est quand même une porte ouverte à de nouvelles opportunités. Avec ma maman, nous nous sommes donc mises en quête d’une petite voiture. Parce que la 406, elle est vraiment trop énorme, et que maman n’aime paaaas qu’on touche à sa voiture.

Et c’est allé très très vite. Merci un certain site de vente sur Internet auquel une certaine maternelle est devenue une addict.

Bref, tout ça pour dire que je suis désormais l’heureuse propriétaire d’une petite Volkswagen nommée Paulette, et qu’elle est en passe de devenir une très bonne amie xD

Petites photos qui s’imposent ^^

Paulette-et-moi.JPG
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(le délire narcissique, c’était pour faire enrager ma grande sœur qui, elle, n’a toujours pas son permis xD –Haaaan, comment j’me la pète moi maintenant ^^).

C’est mon cadeau de moi à moi pour mon anniversaire (je l’ai achetée le 23).

Cette dernière phrase, en dehors du fait d’être d’un style bien peu intéressant, me permet de rebasculer sur l’objet initial de ce post : mon anniversaire.

Comme tous les ans… Ben c’est un jour comme les autres quoi. Je ne l’attends pas avec une impatience particulière, je n’avais rien prévu de spécial. Comme tous les ans, c’est limite si je savais quel jour on était. Comme tous les 19 octobre donc, je vais me coucher à l’heure habituelle, dans les 22h, 22h30. De toute façon on s’en fiche. Demain est un autre jour, comme les autres…

Sauf que là, ça ne s’est pas tout à fait passé de la même façon que d’habitude…

Et oui, car un peu après une heure du matin semblerait-il (à la base, je dormais, je n’ai donc pas eu pour premier réflexe de regarder ma pendule ^^), je me fais agréablement réveiller par mon sale teenager préféré venu de Rennes tout spécialement pour l’occasion. Un vrai dingue xD

Un vrai dingue qui avait pris soin d’embarquer dans sa valise mon gros nounours (et oui, je suis toujours la pro des surnoms bidons ^^), Seb, mon gnagnateur bordelais.

J’ai quand même eu un moment d’hésitation en me réveillant, mais si, ils étaient bien là tous les deux, exprès pour moi. Alors ça n’a pas dû se voir des masses, parce que je suis un peu du genre inexpressive quand même, mais je pense que peu de choses jusqu’à lors m’avaient autant fait plaisir que cette venue inopinée ^^

Et, pensant sans doute que je ne serais pas suffisamment contente de les voir eux-mêmes, ils ne sont pas venus les mains vides (à défaut d’avoir « apporté » Marie ^^). Et du coup, ma famille compte désormais un nouveau membre… Skouik.

Skouik, comme son nom ne l’indique pas nécessairement, est un adoraaaaable petit écureuil de Corée, un congénère pour ainsi dire ^^

Alors ma mère a un peu fait la tronche sur le coup, mais depuis, je pense qu’on est toutes sous le charme de la petite bestiole, qui s’est très vite adaptée à la maison, et qui nous léchouille et nous grimpe dessus allègrement depuis ^^

Ah oui, et puis il aime bien se caler au fond des poches, aussi ^^

  P1010037.JPG

Mon petit Skouik :wub :

Je n’ai pas envie de revenir sur les détails du week end, parce qu’au final, je pense qu’il n’a d’importance que pour nous. Mais déjà là, j’étais convaincue de ne pas oublier de sitôt cet anniversaire. Parce qu’on aura beau dire, avoir ses amis autour de soi, ça vaut tous les cadeaux du monde.

Et je pense qu’à ce moment là, je ne croyais pas si bien dire ^^

Ils sont donc partis le dimanche matin. Moi triste, comme d’habitude, mais pas tant que ça. Parce qu’au final, on devait se revoir le week end suivant (qui est, par rapport à aujourd’hui, celui qui vient de s’achever) sur Paris, à l’occasion de la soirée sur le thème de Halloween organisée par Poudlard.org.

Mais ça n’allait pas être si simple.

Ca faisait des semaines, voire mois, que j’avais pris mon billet de train pour vendredi matin. Le vendredi, je n’ai qu’une heure de cours, aisément ratable (bouhou, pas bien). Sauf que, surpriiiise, lundi à la fac, je tombe sur une fiche qui m’indiquait une réunion obligatoire. Et bien sûr, à quel date a-t-elle été fixée, cette réunion ? Au 26 évidemment !

C’est donc la panique. Moi découragée, prête à annuler mon week end. La rage au ventre, mais tant pis. Ma mère derrière moi, à me dire que des gens comptaient sur moi là-bas, qu’on allait se débrouiller, prendre un avion.

Et oui, je suis sans doute la seule étudiante au monde que la mère a besoin de convaincre de magouiller foireusement pour aller s’amuser xD

Dieux, que cette phrase est moche.

Je rentre donc de la fac et me précipite sur le net, pour trouver un vol. Sauf que bien sûr, ça coûte deux fois plus cher qu’un train.

« Bah tant pis hein, on laisse tomber, j’vais pas doubler mon budget non plus hein… »

« Mais c’est pas graaaave, j’te paye la différence !»

J’adore ma mère. Tout le temps, même quand elle fait sa pénible (ce qui n’est pas si rare). Mais il y a des moments comme ça, où je l’adore encore plus.

Je finis donc par me laisser convaincre, et je réserve ce billet. Ouf, je vais quand même pouvoir venir…

Ou pas.

Ben oui. Parce que mercredi, on apprend que le personnel navigant d’Air France se met en grève… De jeudi à lundi ! C'est-à-dire, encore une fois par le plus grand des hasards, PILE dans la période où j’ai besoin de prendre l’avion. Damned.

Là, plus question d’annuler. Et pas moyen de savoir ce que mon sort me réserve. On verra sur place.

« Si j’ai mon avion, tant mieux. S’il est annulé, je me laisse jusqu’à 18h pour en avoir un. Après, c’est mort ».

Heureusement, mon avion n’est pas annulé. Il est juste retardé d’une heure et demie.

Du coup, c’est après avoir galéré quasiment tout la journée entre voiture, avion, navette, métro, que j’arrive à Paris, chez ma sœur qui m’héberge, et que je peux enfin me rendre sur le lieu de la soirée. Enfin presque, parce que comme je n’étais plus sûre de savoir y aller à pieds, ben j’ai dû appeler du renfort pour venir me chercher ^^

Je savais d’avance que le week end allait vite passer. Qu’à la soirée, il y aurait gavé de monde que j’aurais envie de voir, et que je n’aurais pas vraiment le temps de profiter de chacun. Que la journée de samedi, je la passerais avec ma boule de gum que je n’avais pas vu depuis très longtemps et dont ça allait être l’anniversaire. Et que la soirée se passerais en tête à tête avec ma grande sœur, que je n’avais pas vue depuis longtemps elle non plus (parce que bon, les dernières fois, je squattais chez elle quasiment sans la voir, et c’est pas cool ^^).

Et là encore, comme j’ai pu me planter !

Enfin, pas totalement.

La soirée de Halloween se passe comme je m’y attendais. On parle, on s’amuse, on se fait vendre aux enchères… Tout passe très très vite. Trop vite peut-être :°)

Du coup, il a bien fallu dormir un peu, samedi matin. Mais pas trop, parce que j’avais ma boule de gum à voir moi quand même :°)

On passe l’après-midi ensemble, rejoints par d’autres. Comme toujours, j’apprends beaucoup de choses (notamment comment fonctionne un escalator – ou plus précisément pourquoi il peut ne pas fonctionner ^^) et je reste plutôt silencieuse. Parce qu’au fond, je suis tellement contente que je n’ai pas grand-chose à ajouter. C’est tout le paradoxe de mon personnage ^^

Puis on est rejoints par d’autres. Et puis il faut rentrer. Parce que j’ai rendez-vous avec ma sœur. On sort. Les au revoir sont brefs et sans chichis, peut-être que cela vaut mieux. Parce que je n’aime pas ça, les au revoir. Ceci dit, je m’en veux toujours après. C’est le fameux coup du « et s’il n’y avait pas de lendemain ?» sans doute…

Et puis je rentre. Je prends une douche rapide, et pars avec ma sœur. Je ne sais pas où, mais ce n’est pas grave, je la laisse faire.

Je suis du genre à ne pas trop prendre d’initiatives, comme fille.

On tourne un peu dans les rues. On flâne devant des vitrines, on va dans des rues où il n’y a rien. Ma sœur cherche son chemin sur un plan. C’est bizarre, parce que d’habitude, elle n‘aime pas trop ça, perdre du temps. Mais bon, moi ça ne me dérange pas ^^

On finit par s’engager dans une petite rue, où j’aperçois une crêperie devant laquelle il y avait une certaine queue. Et dans la queue… des visages familiers… très familiers même.

Mes plus proches, mes plus chers. Quasiment tous là, car il y a toujours des retardataires.

« Tu croyais qu’on allait te laisser partir comme ça, sans rien ? »

Ma mère et ma sœur complotaient depuis des mois, pour les avoir tous là, ce soir là.

Tous autour de moi, pour mes 20 ans.

Je crois que je n’aurais pas pu rêver de plus beau cadeau :’o)

C’est dans ces moments là où j’ai le plus de mal avec les mots. Parce que j’aurais tant de choses à exprimer, et des mots si imparfaits pour le faire.

Je me dis que ça valait drôlement le coup, d’avoir été un martyr à l’école, d’avoir été l’asociale de service, si c’était pour en arriver là.

Là normalement, c’est le moment où je suis censée pleurer ^^

Parce que je vous aime tous, et que vous êtes formidables, et que je ne vous remercierai jamais assez. Que plus je vous connais, plus je vous aime, et plus je sens que vous allez avoir du mal à vous débarrasser de moi xD

Et que je n’ai pas vraiment envie d’en écrire plus. Parce que tout est là.

Vous me manquez à chaque seconde, et je vous adore.

Et puis on dirait que vous m’aimez bien aussi en fin de compte. Alors je peux mourir heureuse (mais je n’en ai pas l’intention, bande de vils :op).

*hugs*

En fait, je vais peut-être changer d’avis sur les anniversaires ^^

Par Nouillette - Publié dans : What is a Youth ?
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Jeudi 18 octobre 2007

Ca fait une semaine que je n’ai pas posté ici, par manque de temps principalement car oui, la fac a bien repris !

Du coup j’avais dans l’idée, en ce matin libre de ma semaine de cours, de poster un petit récapitulatif de ce qui s’était passé cette semaine, entre les visites de proches, les cours, les recherches de tuture (maintenant que j’ai mon permis, youhouuuu). Ou encore, de poster un de mes messages philosophiques profonds centré sur un épisode biblique que nous aimons tous (quoi, comment ça, je sors ? ^^).

Enfin bref, j’avais pas mal de choses à dire. J’ai beau avoir été pas mal occupée ces derniers temps, je n’en ai pas moins gardé un peu de temps pour méditer.

Et puis comme d’habitude, tous mes projets se trouvent avortés, à cause d’un énorme coup de massue porté dans mon quotidien. Un coup de massue made in PI, au cas où ça m’aurait manqué.

Alors j’ai conscience de répandre un peu plus le conflit avec le post qui va venir, mais au point où ça en est…

De quoi s’agit-il cette fois ?

Et bien, comme l’extrême majorité d’entre vous doit le savoir, deux dates importantes pour la vie d’un PIen se profilent à l’horizon de la semaine prochaine. Les 25 et 26 Octobre. La nuit du 25 étant dédiée à la sortie en langue française du dernier tome des aventures de Harry Potter, Les Reliques de la Mort, et la soirée du 26 durant la quelle aura lieu une grande fête sur le thème de Halloween un peu en avance, mais surtout une grande occasion de célébrer la fin des aventures de Harry Potter dans un lieu fantastique et en compagnie d’une troupe de fans du site.

PI donne dans le festif donc. Deux événements, deux soirs d’affilée.

Deux soirées ? Et bien non en fait, c’est justement là que le bas blesse.

Two’s a company, three’s a crowd.

Il se trouve que la nuit du 25, deux soirées auront lieu pour la sortie du livre. Une soirée qu’on qualifiera de populaire, dans une librairie, avec les fans du site et les fans tout court (un peu à l’image de ce qu’on a toujours fait pour les sorties de livres quoi), et une soirée officielle organisée par Gallimard, la maison d’édition française des aventures du jeune sorcier.

Et comme c’est une soirée officielle, le concept, c’est bien évidemment qu’elle est privée. Qui dit privée, dit que tout le monde ne peut pas y aller. J’enfonce des portes ouvertes, mais je crois que c’est essentiel.

A la base donc, il y a forcément un certain choix d’opéré, pour désigner les fans qui seront présents ce soir-là. Certains parlent même, lâchons le mot, d’élitisme. Nous verrons ça.

Les seuls représentants du site y ayant été conviés, à l’origine, étaient Basile et Anastasia. Pour les gens de passage (car j’ai toujours le sentiment qu’il y en a), Basile et Anastasia sont deux des six administrateurs du site, site qui comprend une équipe totale de dizaines et dizaines de personnes, et des dizaines de milliers de membres.

Pourquoi y sont-ils conviés, et pas leurs collègues par exemple ? Parce qu’ils se trouvent que depuis plusieurs mois, ils travaillent de façon plus ou moins officielle pour Gallimard (quand je dis plus ou moins, je n’entends pas par là qu’il y a des magouilles, simplement que j’ignore quelle est la teneur de leur engagement de façon précise, et que je ne me risquerais pas à affirmer des choses dont je n’ai pas de connaissance précise). Ils travaillent pour Gallimard donc, connaissent personnellement et professionnellement les gens qui travaillent autour de Harry Potter dans cette maison. Ils ont même participé à l’organisation de cette fameuse soirée privée.

Il est donc bien évident qu’ils sont tous les deux de gros connards bourgeois, traîtres aristocratiques qui ne pensent qu’à leur gueule et qui n’ont rien à foutre des misérables fans du bas peuple qui vont aller s’entasser comme des animaux dans une pauvre librairie sans VIP, petit fours ou beau magicien.

Vous vous dites certainement que cette dernière phrase ne me correspond pas. Et vous avez bien raison. Avec un peu de chance, vous vous dites que c’est quand même assez exagéré, comme propos. Et je suis bien d’accord. Pourtant, c’est bien ce que j’ai entendu dire.

Je ne sais pas ce que vous en pensez, peut-être que vous trouvez que je me fais l’avocat du diable… mais je ne comprends pas de telles réactions.

Enfin, avant d’évoquer mon interprétation personnelle, je ferais peut-être mieux de finir mon histoire.

Parce que, non contents de snober allègrement les fans, Basile et Anastasia ont eu l’extrême audace de proposer des invitations à certains membres du site.

Des membres qui se font aujourd’hui harceler, insulter, condamner pour haute trahison, parce qu’ils ont eu le malheur d’avoir eu la curiosité de vouloir voir ce que pouvait donner une soirée de lancement officielle et, disons-le, un peu mondaine. Parce qu’eux aussi, délaissant les fans, préfèrent aller donner du « monsieur » et du « madame » pendant cette soirée privée.

Ou tout simplement parce qu’eux se sont vu donner l’opportunité d’accéder à quelque chose qu’ils ne connaissent pas, qu’ils n’auront peut-être pas l’occasion de revoir ?

Décidément, je suis peut-être trop éteinte, comme fille. Ou alors je ne comprends pas tous les enjeux idéologiques de cette lutte anti soirée Gallimard. Peut-être que je ne comprendrais jamais la violence, tout simplement.

Je ne prends pas de risques de me retrouver dans un conflit d’intérêt, dans cette histoire, étant donné que je ne serai ni à la première soirée, ni à la seconde. Qu’il y aura des gens que j’apprécie à la première, comme à la seconde.

Mais je trouve vraiment dégueulasse, et il n’y a pas d’autre mot, qu’on s’en prenne aux gens qui ont décidé d’aller à cette soirée. Parce que je ne comprends pas, au fond, le motif de cette colère. Parce que bizarrement, je suis convaincue qu’il ne s’agit pas de jalousie. Du moins, pas de jalousie au sens étroit du terme. « Toi tu peux y aller et moi j’peux pas, t’es un méchaaaaant ». Ca serait plutôt de la jalousie altruiste. « Toi tu peux y aller et les autres peuvent pas, alors tu ne devrais pas y aller ». 

Alors peut-être que moi aussi, j’ai une mentalité de bourgeoise, mais je ne vois pas pourquoi on devrait renoncer à certaines opportunités sous prétexte que tout le monde n’y a pas droit.

« Désolée, je refuse ce poste que je désire tant, parce que mes concurrents n’ont pas pu l’avoir ».

« Désolée, je vais rendre mon ordinateur, parce qu’il y a plein de gens dans le monde qui n’en ont pas. »

« Et puis tant qu’à faire, désolée, mais je m’arrête de manger, parce que c’est pas juste vis-à-vis de ceux qui meurent de la famine tous les jours … »

Voilà, pour moi ce qui est en train de se passer, c’est un peu dans le même registre que ce que je viens de dire.

C’est caricatural.

En fait j’en ai assez. C’est précisément pour ce genre de choses que j’ai quitté le site. Du moins, que j’ai abandonné toute responsabilité. Parce que je ne supporterais jamais toute cette violence. Autant dire que je suis mal barrée dans la vie.

Oui, très mal barrée.

J’en ai marre, d’être une sabine.

Et c’est bien dommage, parce que c’est tout ce que je suis, tout ce que je sais faire.

Par Nouillette - Publié dans : Poudlard.org
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